J'ai découvert grâce à une amie de retour du Pérou que le commerce équitable pouvait, lui aussi, générer ses effets pervers.
Dans notre cas, la forte croissance de la demande en quinoa (l'un des produits phares du commerce équitable), a poussé les paysans péruviens et boliviens à abandonner leur système vivrier de polyculture élevage pour s'orienter vers une monoculture en quinoa.
Les impacts de ce choix sont importants : dégradation rapide des sols, notamment à cause de l'abandon de l'assolement triennal, développement des parasites, déplacement de cette culture vers les plaines... On note aussi des impacts sociologiques liés au déplacements saisonniers de populations.
Aujourd'hui la part du commerce équitable dans l'économie du quinoa est d'environ 15%. Il ne s'agit donc pas d'incriminer ce mode de consommation, mais d'attirer simplement l'attention sur le fait que le développement rapide de nouveaux produits alimentaires n'est pas neutre sur l'environnement et la biodiversité des sites de production.
A lire : un dossier sur les conséquences en Bolivie de la forte de mande en quinoa dans le commerce mondial.
Photo : Hand in quinoa
Fran-cis-ca
